11/07/2026
2026, 10 €
Coll. les Conversations
Leporello sous couverture : Texte de Djamel Meskache / 4 Photographes pour un bicentenaire : Nils-Udo, Rajak Ohanian, Bernard Plossu et Jacqueline Salmon.
Si la photographie s’est imposée si rapidement au XXe siècle, c’est parce qu’elle a su capturer le réel, documenter l’histoire, influencer la culture, tout en devenant un outil de démocratisation de l’expression personnelle, voire artistique. Elle a redéfini notre rapport à l’image, au temps, à la mémoire — et ce, dans toutes les sphères de la société. C’était pourtant bien mal parti : à ses débuts on y avait surtout vu un procédé mécanique rendant possible l’accession petite-bourgeoise, au portrait peint - lieu privilégié de la mémoire d’un autrefois aristocratique. Déplaçant seulement la peinture de chevalet de l’ancien régime vers les studios des daguerréotypistes de tout poil.
Puis vint le moment de descendre dans la rue : un secret espoir pour de nombreux amateurs qui s’en saisissent dès le début du 20e siècle ; les avancées techniques (comme le Kodak portable, le film argentique, le légendaire Leica puis l’appareil numérique en fin de siècle qui rendent la photo plus facile à produire, moins coûteuse, et plus rapide. Un art moyen dira Pierre Bourdieu, avant que cet instrument puissant de représentation du réel, progressivement, ne rencontre totalement sa légitimation grâce à de nombreux artistes qui s’en saisissent et imposent cet outil mécanique comme ART à part entière.
D.M.